Le radon est un gaz radioactif issu de la dégradation de l’uranium contenu dans certains secteurs granitiques. C’est un gaz relativement lourd, inodore, qui s’échappe du sol et peut pénétrer les habitations.
Une exposition prolongée peut avoir des conséquences mortelles ; enfants et animaux domestiques, du fait de leur taille, peuvent plus facilement le respirer. Il est important de savoir si l’on habite dans un secteur à risque et, dans ce cas, il est recommandé de procéder à des analyses et de prendre certaines mesures de protection.
L’ordonnance du 10 février 2016 concerne notamment le risque d’exposition au radon dans les habitations. « Les acquéreurs ou locataires de biens immobiliers situés (…) dans des zones à potentiel radon définies par voie réglementaire, sont informés par le vendeur ou le bailleur de l’existence de ces risques ». Ces dispositions doivent entrer en vigueur « à une date fixée par décret en Conseil d’Etat et au plus tard le 1er juillet 2017 », indique l’ordonnance. Cela ne s’applique pas aux départements non classés « radon ». Le problème est que l’on sous-estime les zones à risques, ce que T&R avait signalé lors des discussions avec les professions de santé et l’ARS*, sans être entendu ! Par exemple les Deux-Sèvres sont classées zone à risque et pas la Vendée alors que le sillon granitique, qui a été exploité pour son uranium, se situe sur les deux départements, dans le bocage. Et aussi un peu sur le 44 et le 49.
On peut aussi se renseigner sur sa commune :
http://www.irsn.fr/FR/connaissances/Environnement/expertises-radioactivite-naturelle/radon/Pages/4-cartographie-potentiel-radon-commune.aspx#.VtoKlmwR-ko
ARS: Agence Régionale de Santé



