D’après l’Union Nationale de l’Apiculture Française (Unaf), et confirmé par le Ministère, les ventes de néonicotinoïdes n’ont pas baissé en France entre 2013 et 2015 bien que trois substances, imidaclopride, thiaméthoxam, clothianidine, aient été partiellement interdites en 2013 par l’Union européenne ; pire, elles ont progressé de 4%. La raison en serait simple : restant autorisée pour les céréales à paille (ex : le blé), l’imidaclopride peut servir à d’autres choses moins autorisées… qui fera le rapprochement ? Cette molécule tueuse d’abeilles d’après nombre de scientifiques, toxique pour les poissons et les oiseaux, voit donc ses ventes progresser. Avec le glyphosate et l’Ampa son métabolite*, cette molécule est la plus présente dans nos cours d’eau.
Si les 2 autres molécules ont vu leurs ventes chuter de plus de 70 % entre 2013 et 2015, les fabricants les ont remplacées par le thiaclopride, dont l’utilisation a été multipliée par 2,5 entre 2013 et 2015, bien que l’Europe considère cette molécule comme un perturbateur endocrinien et envisage de l’interdire. On le voit, à ce petit jeu, les industriels de la Chimie et les exploitants agricoles sont plus forts que l’État qui aura toujours un « métro » de retard (mais est-ce surprenant?). Constat peu rassurant pour l’avenir.
*métabolite : sous produit issu de la dégradation de la molécule initiale


