Nous faisons un pari « faustien » nous sommes gagnants à court terme, au prix d’une tragédie à long terme. Et il y a de bonnes raisons de croire que le court terme risque fort de s’avérer très court. Sommes nous donc hypnotisés au point d’accepter le médiocre ou le nocif, devrions nous absorber des poisons sous prétexte qu’ils ne sont pas tout à fait « meurtriers ou mortels immédiatement ». Jean Rostand écrivait « l’obligation de subir nous donne le droit de savoir ».
Vouloir des cultures trop propres ( herbes et insectes) à coup de produits chimiques, éliminer les derniers sanctuaires des insectes, les pollinisateurs et les autres.
S’arrêtent net les liaisons vitales que ces animaux assuraient entre les plantes. La chaîne de la vie étant faite ainsi, les oiseaux ralentissent la multiplication des insectes. Les mésanges, rouge-gorges, les alouettes… qui hibernent chez nous, protègent les vergers et les cultures des chenilles,etc…
Dans tous les cas, la même question monte aux lèvres : qui a pris la responsabilité de déclencher ces empoisonnements en chaîne, de lancer cette onde mortelle qui progresse en s’élargissant comme les rides crées à la surface d’un étang par la chute d’une pierre ? Qui a décrété « qui a le droit de décréter au nom de légions de personnes que l’on a point consultées » que le bien suprême est un monde sans insectes, et sans herbes adventices ? Un tel choix a été fait par quelques esprits autoritaires, détenteurs temporaires du pouvoir, profitant d’un moment d’inattention de millions d’humains, pour qui le monde ordonné et la beauté de la nature ont encore une signification impérative et profonde.
Admettre une tolérance, c’est autoriser la contamination des denrées alimentaires destinées au public dans le but d’accorder aux producteurs et aux industries de transformation le bénéfice d’un moindre coût de revient ; c’est aussi pénaliser le consommateur par une dose mortelle à petit feu par la toxicité des produits agricoles actuels (carcinogènes et génésiques par voies subséquentes). Les producteurs sont souvent les premiers touchés, malheureusement.
Les avocats de ces produits chimiques fourniront sans aucun doute les réponses habituelles : que les études faites sur des êtres humains ne démontrent pas un lien direct entre les produits chimiques et les maladies ; que coïncidence ne vaut pas causalité ( bien que certaines coïncidences invitent fortement à prendre une décision prudente plutôt que téméraire ). Et la vieille rengaine selon laquelle les tests faits sur des animaux ne se traduisent, pas absolument, pas immanquablement, par les mêmes résultats sur l’espèce humaine.
Il est évident que nous suivons une route dangereuse. Nous devons rechercher d’arrache-pied de nouvelles méthodes, des méthodes biologiques, et non chimiques. Notre but est d’orienter les processus naturels aussi prudemment que possible, dans la direction désirée, plutôt que d’utiliser la force brutale. La vie est un miracle qui dépasse notre entendement, et nous devons la vénérer, même lorsque nous avons à lutter contre elle. Recourir pour la discipliner, à des armes telles les insecticides, et herbicides c’est montrer l’insuffisance de nos connaissances, et notre incapacité à guider le cours de la nature de telle sorte que l’emploi de la force brutale soit inutile. L’humilité est la règle ; rien ne peut excuser nos prétentions scientifiques.
Ça commence à bouger, heureusement, il n’y pas si longtemps celui qui n’utilisait pas l’éventail des pesticides faisait figure de « gaulois arriéré ou de philistin ». Qui prend-on en otage ? Je l’ignore, mais pour des c..s… je sais qui ! Mais, il va falloir arrêter !
Les objets pour tomber au sol n’ont pas attendu la loi de la gravité de 1687, alors dans le doute, dans l’attente d’une hypothétique loi d’interdiction totale des produits phytosanitaires, évitons les : mangeons bio et local si possible!
Marcello – Les Herbiers – Vendée



