Des expériences constatent le fait suivant : quand certaines substances interfèrent avec l’hormone thyroïdienne chez les têtards, leurs neurones sont plus petits ; de la même manière ces substances sont une menace sur le niveau de l’intelligence des humains.
On a exposé des embryons de l’espèce xenopus laevis à un mélange de produits chimiques comparable à celui trouvé dans le liquide amniotique de la plupart des femmes enceintes. Le résultat, publié dans le journal « Scientific Reports » montre que les neurones, chez ces têtards, sont plus petits. Il se trouve que l’hormone thyroïdienne est identique à 100 % chez les humains et les grenouilles. Si cette hormone n’est pas sécrétée dans la période périnatale l’enfant devient « crétin », au sens médical du terme. Le « crétinisme » qui a quasiment disparu aujourd’hui se caractérise par un retard mental sévère (QI inférieur à 35 contre 85 à 115 normalement).
Ceci est inquiétant, pourquoi ?
– des pesticides, des plastifiants et autres perturbateurs endocriniens sont trouvés dans l’organisme de la plupart des enfants, là où des études ont été faites. Ces molécules peuvent provenir de la période prénatale, comme dans l’expérience ci-dessus, et avoir passé la barrière du placenta. Pour l’instant nous n’avons pas d’information sur des études statistiques sur cette occurrence..
– les taux maternels d’hormones thyroïdiennes pendant les trois premiers mois de grossesse affectent le QI de l’enfant en diminuant la quantité de neurones de celui-ci, exactement comme dans l’expérience décrite. Les enfants nés de mères fortement exposées à des substances chimiques tels les PCB* perdraient en moyenne 6 points de QI.


