Une étude récente indique que les agrocarburants, improprement appelés biocarburants, émettent plus de gaz à effet de serre (GES) que les carburants fossiles (essence et diesel).
S’ajoute à cela leur surcoût financé par d’importantes subventions, mais aussi les effets spéculatifs sur les cultures céréalières, à la fois sur les prix des céréales et sur celui des terres agricoles, ainsi que la diminution des surfaces agricoles dédiées à l’alimentation. Le principal acteur français , le groupe Avril-Sofiproteol, dirigé par Xavier Beulin, accessoirement président de la FNSEA, voit ses commandes baisser.
L’histoire des agrocarburants en France a pourtant bien débuté pour Sofiprotéol puisqu’en 2003, le groupe bénéficiait d’une défiscalisation de 0,35 € par litre de Diester qu’il produisait, soit une subvention d’argent public d’environ 153 € la tonne de graines de colza destinée à la production de Diester. Et l’État n’en était pas resté là pour le plus grand profit du groupe puisqu’en obligeant à ajouter 5 puis 7 % d’agrocarburants dans le diesel les pétroliers furent obligés d’acheter le fameux diester ! L’histoire se retournerait-elle ?


