OGM par mutagenèse

OGMLes plantes OGM issues de la transgenèse sont classées comme telles, les OGM obtenues par mutagenèse non. Pourtant le résultat est le même : des mutations artificielles avec les risques environnementaux et sanitaires que cela implique.

Le 9 juin 2016, sur plainte déposée en mars 2015, les juges du Conseil d’État ont entendu les représentants de la société civile ainsi que des ministères de l’Environnement et de l’Agriculture à propos des variétés rendues tolérantes aux herbicides (VrTH) mais non classées OGM. Plusieurs experts ont été convoqués, notamment Christian Vélot et Yves Bertheau, pour témoigner de la nécessité d’évaluer les plantes issues de la mutagenèse*, au même titre que la transgenèse*. La prochaine audience devrait être fixée en septembre avec cette fois les plaidoiries des avocats, pour un verdict à venir dans les prochains mois.

Le gouvernement n’ayant jamais tranché, le collectif dénonce ces OGM qui ne disent pas leur nom et l’absence de toute évaluation des risques alors qu’ils sont déjà largement utilisés en France*. Ces VrTH sont des colzas et des tournesols modifiés par mutagenèse pour qu’ils tolèrent des herbicides, c’est-à-dire par une technique différente de la transgenèse ce qui a permis à Bruxelles de ne pas les classer OGM.

Mutagenèse : technique de mutation génétique par introduction d’un agent mutagène dans l’organisme, ce qui permet de modifier le génome de celui-ci.

Transgenèse : technique de mutation génétique par introduction d’un gène d’un organisme extérieur dans le génome de l’organisme cible.

Estimation en France : 140 000 hectares pour le tournesol et de 22 000 hectares pour le colza