Les mesures les plus récentes sur la qualité des rivières en Pays de la Loire confirment leur mauvais état écologique global : seulement 13 % des rivières sont ainsi classées en « bon état ». La Directive Cadre sur l’Eau fixe pour 2015 un objectif régional de 46 % de cours d’eau classés en bon état.
« Les cours d’eau de la région des Pays de la Loire sont particulièrement dégradés et en mauvais état, au regard des critères d’appréciation de l’état écologique des eaux. En application de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE), dès la réalisation de l’état des lieux en 2004-2005, il est apparu que la région des Pays de la Loire atteindrait plus difficilement que d’autres l’objectif de bon état de ses eaux. Comme la DCE le permet, les dates d’atteinte de l’objectif ont été échelonnées. C’est ainsi que pour les Pays de la Loire, l’objectif retenu est de 46 % des cours d’eau en bon état en 2015, contre 61 % pour le district Loire Bretagne, dont la région fait partie, et 65 % pour la France » (source : Agence de l’Eau Loire-Bretagne)
Depuis 2009, la situation semble n’avoir guère évolué. Notons que sur le tableau, la Vendée présente une situation particulièrement préoccupante. La pollution des cours d’eau de notre Région a plusieurs origines mais la cause principale en est agricole. Phosphore, nitrate et pesticides, ainsi que des matières organiques, proviennent essentiellement des activités d’élevages hors-sol et de cultures intensives qui touchent des cours d’eau fragiles. En effet, la plupart de nos rivières sont alimentées par les eaux de ruissellement (pluies) qui charrient les polluants.
Les prévisions ne sont pas bonnes, malgré les efforts engagés par certains acteurs : certaines communes ont renoncé aux pesticides pour l’entretien des voiries et d’autres s’intéressent à cette démarche. Du point de vue agricole, s’il est vrai que la réglementation sur le phosphore et l’azote (nitrates) va dans le bon sens, les résultats ne seront pas au rendez-vous avant de nombreuses années. Et la disparition des petites fermes en polycultures et élevages traditionnels, au bénéfice des grandes cultures et des élevages industriels va, à l’inverse, continuer de dégrader la situation.
Il est regrettable que les responsables régionaux ne s’intéressent pas plus au problème et prêtent une oreille attentive aux pollueurs. La dérogation « phosphore » accordé par le préfet de région en 2011 ne fait que démontrer les incohérences de la politique publique.


