La NASA a publié les zones où les aquifères* atteignent des niveaux anormalement bas. La NASA a montré que 21 des 37 plus grands aquifères en Asie, Afrique du Nord, USA et Europe ont subi une baisse importante de leur production, c’est-à-dire que leur recharge en eau se fait moins vite que le pompage des eaux pour les diverses activités humaines, dont l’agriculture (70 %).
Des parties importantes de la population du globe consomment de l’eau provenant de certaines réserves aquifères à un rythme accéléré sans savoir quand elles pourraient s’épuiser, soulignent des chercheurs américains. Ces recherches s’appuient sur des observations et des données transmises par les satellites jumeaux Grace de la NASA qui mesurent les creux et les bosses dans le champ gravitationnel de la Terre affecté par les masses d’eau.
Si ces informations sont contestées par d’autres spécialistes, tous reconnaissent cependant qu’il y a une surexploitation croissante de l’eau de ces nappes souterraines en Asie, notamment, liée au développement de nombreux pays asiatiques, les économistes estimant que la consommation d’eau croit deux fois plus vite que la croissance économique. Les sources d’eau souterraines les plus sollicitées se trouvent dans les zones les plus arides et la plus sollicitée est l’aquifère arabique (il s’agit d’une source d’eau pour plus de 60 millions de personnes !). Le bassin aquifère indien, dans le nord-ouest de l’Inde et au Pakistan, est le second plus sur-utilisé dans le monde, suivi par le système aquifère de Murzuk-Djado en Afrique du Nord.
Remarque est faite aussi que la baisse globale cache des réalités locales très contrastées. Les pénuries d’eau locales voire régionales, au cours du XXIème siécle imposeront le recours à d’autres sources d’approvisionnement, notamment non conventionnelles (réutilisation, dessalement…), là où les pays en ont les moyens, les autres connaîtront des situations difficiles.
*aquifère : réserve d’eau souterraine naturelle pouvant alimenter des millions de personnes


