Les émissions de dioxyde de carbone (CO2), le gaz à effet de serre (GES), augmenteront annuellement sur notre planète jusqu’à 37 milliards de tonnes par an en 2030 par rapport à 27 milliards de tonnes en 2005, déclare ExxonMobil. Pour arriver à contrer cette augmentation, le monde devra collaborer afin d’améliorer fortement l’efficacité énergétique ; ce n’est pas vraiment ce que croit le pétrolier !
En effet, ExxonMobil conclut que:
- La demande en énergie augmentera de 2005 à 2030 avec une moyenne de 1,3%/an. Dans les pays en voie de développement, elle augmentera de 2 %/an, quatre fois plus que dans les pays développés qui verront leur demande augmenter de 0,5%.
- En 2030 la demande mondiale en énergie sera d’un tiers supérieure à la demande actuelle.
- La part de l’énergie éolienne et solaire et des biocarburants augmentera de 9 %/ an, mais cette part est faible aujourd’hui : 0,5% des besoins mondiaux, leur progression ne les amènera qu’à 2 % seulement de l’énergie mondiale en 2030.
- L’efficacité avec laquelle nous consommons et fabriquons l’énergie, « l’intensité énergétique » (le besoin mondial divisé par le PNB mondial) fera diminuer l’intensité énergétique de 1,6 % seulement durant la période jusqu’en 2030.
- Cela signifie que dans le monde entier, les émissions augmenteront jusqu’à 37 milliards de tonnes par an en 2030 par rapport à 27 milliards de tonnes en 2005.
Exxon Mobil conclut que la croissance mondiale conduira inévitablement à une croissance des besoins en énergie puisque la règle c’est que celle-ci augmente du double du PNB, autrement dit, quand un pays progresse de 2 % il consomme 4 % d’énergie en plus. Rien n’est dit par le pétrolier quant aux conséquences climatiques qui en résultera.


