La Directive Cadre Européenne et les textes de lois et réglementaires de notre pays exigent la protection des zones humides, malgré cela les autorités continuent d’accorder des autorisations de destruction.
Les zones humides servent au stockage de l’eau de pluie dans leurs sols, qu’elles restituent l’été en alimentant ainsi les cours d’eau et à l’épuration de cette eau en filtrant les engrais venant des parcelles voisines cultivées, ainsi qu’à la biodiversité végétale et animale.
De 1960 à 1990 la surface en ZH de la France a diminué de 50 % mais nous continuons sur cette voie. Les raisons tiennent à l’urbanisme : ZAC, lotissements, centres commerciaux et routes, et à l’agriculture intensive qui les utilise pour développer les cultures et les draine à cet effet (nb : le drainage* des ZH est interdit mais nombre d’entre elles ne sont pas inventoriées ; elles sont donc dûment drainées).
En théorie, la destruction d’une ZH ne peut se faire que dans le cadre de « l’intérêt général » ; elle est souvent faite dans l’intérêt particulier. Si la ZH à détruire a été répertoriée comme telle, obligation est faite de compenser sa destruction par la renaturation d’une ancienne ZH ou à sa recréation. Mais ce point est laissé à l’appréciation de l’administration qui, bien souvent, se contente du projet présenté. L’administration se contentant même parfois d’une compensation inférieure à la surface détruite.
Pourtant l’esprit de la Loi sur l’Eau de 2006 est non seulement de ne pas détruire les ZH, mais de parvenir à regagner de la surface de ZH. Pour cela il faudrait obliger les projets destructeurs à compenser a minima deux fois les surfaces détruites. Les ZH continueront de disparaître dans notre pays malgré les textes et dans l’indifférence quasi générale.


