Suite aux obligations de la Directive Cadre sur l’Eau européenne de 2000, la France a mis en œuvre des plans de redressement de la qualité de l’eau des rivières et autres plans d’eau et nappes. L’objectif fixé théoriquement pour 2015 était le « bon état écologique » pour toutes ces masses d’eau ; on en est très loin.
Dans l’Ouest c’est l’Agence de Bassin Loire-Bretagne qui pilote ce redressement, du mont Gerbier de Jonc jusqu’au Conquet. L’objectif qu’elle s’était fixé pour 2015 était de 61 % de retour à un bon état, nous en serions autour de 35 % et pour les seuls Pays de la Loire autour de 15 % ! En Vendée, le cancre de la classe, c’est 1 seul cours d’eau qui serait en bon état écologique, le « ruisseau du fossé de chalon », qui doit faire 4 à 5 km de long tout mouillé !
Le nouveau plan pour 2021 décidé par l’Agence se redonne un objectif global de 61 %. Nous ignorons les objectifs des Pays de la Loire qui ne sont pas directement mentionnés dans les documents, par prudence probablement. Mais T&R a appris que la Vendée se voyait fixer un objectif de 25 % de ses cours d’eau en « bon état écologique » en 2021. C’est bien entendu une illusion totale compte tenu de la politique de soutien à l’élevage intensif mené par l’Autorité sur instruction du gouvernement. L’augmentation des cheptels et des rejets épandus sur les sols agricoles ne peut que rendre plus difficile encore la réalisation de l’objectif, pourtant modeste, de 25 %. Il sera alors reconduit en 2027, après les vendéens rentreront dans une phase de contentieux avec Bruxelles qui pourra leur coûter cher.
Il semblerait que le Préfet de Région s’inquiète de la situation des cours d’eau des départements des Pays de Loire en général et de la Vendée en particulier ; hélas 3 fois, il n’a pas fini de s’inquiéter. Les associations environnementales de notre Région ont bien l’intention de rappeler aux Préfets les obligations que la Loi leur fait. Et d’expliquer aux ligériens et autres vendéens quelles sont les conséquences sur leur cadre de vie et leur santé.



