La France reporte son engagement de réduction de consommation de pesticides pris pour 2018 à 2025 ; c’est un grave constat d’échec car l’usage des pesticides a augmenté de plus de 9% entre 2009 et 2013 et force est de constater que les Agences de l’Eau* sont discrètes sur le sujet !
Mais pas l’Agence de Bassin Rhône Méditerranée Corse qui informe que 150 produits ont été détectés dans des milliers de cours d’eau du Sud Est de la France dont une trentaine de produits interdits depuis au moins dix ans, à des teneurs qui montrent que ces produits sont encore utilisés (ex : terbuthylazine, simazine et atrazine). 38 nappes souterraines et 49 captages sont devenus impropres à la fourniture d’eau potable. D’après Que Choisir, plus de 560 000 consommateurs dans plus de 700 communes ont été exposés à des teneurs trop élevées, via leur eau courante, pour la seule molécule d’atrazine pourtant interdite en 2013.
Nous absorbons tous de nombreux pesticides, tant dans les aliments que dans les boissons, à commencer par ceux présents dans les eaux de robinet. L’effet cumulé de toutes ces molécules augmente chaque année et de plus en plus d’études scientifiques internationales remettent en cause la notion de DJA (dose journalière admissible) utilisée par les autorités sanitaires. Pire, l’association Générations Futures, explique que : « les formulations de pesticides ne sont pas évaluées pour leur toxicité chronique (à long terme), mais seulement pour leur toxicité aiguë !(…) C’est le mélange de la substance active avec les adjuvants – ce qu’on appelle la formulation – qui pose problème car la présence des adjuvants augmente considérablement la toxicité de cette formulation. Autrement dit : ce qui est testé n’est pas ce qui est réellement employé par les agriculteurs. » D’autres études mettent l’accent sur les interactions entre molécules, dits effets cocktails, que les normes officielles ne prennent pas en compte. Et il apparaît que certaines molécules sont plus agressives aux nanodoses* qu’aux microdoses !
Agence de l’Eau : il existe 6 Agences de Bassin chargées de gérer l’eau dans les régions. Elles reçoivent pour cela la taxe d’assainissement supportée à 80% par les consommateurs.
nanodose : dose mille fois plus petite qu’une microdose, elle-même mille fois plus petite qu’une millidose, elle même mille fois plus petite qu’un gramme? Un nanogramme = 0,000000001 gr


